Eau de Pologne
Ecrit avec doigté par Jean Kevin le 9 novembre 2009 – 13:04Ce matin au bureau j’ai reçu dans ma boîte mail un questionnaire stupide dont la seule question sensée parlait de Pologne. On me demandait de répondre sans réfléchir de citer un Polonais célèbre.  Je pouvais toujours répondre que je ne connaissais personne.A la rigueur, je me souviens brièvement de l’histoire du plombier polonais, un fake Mario qu’on paye moins cher pour rentrer dans l’union européenne, non ? L’info va trop vite, et j’ai des reco à terminer. Illumination divine, je réponds « Ne sais pas » et shoote mon questionnaire.

Pris par mes diverses tâches du jour,  me voici déjà à l’heure du déjeuner. Il fait assez beau aujourd’hui, les filles sont en robes. C’est la fin de l’été indien. En déficit d’inspiration, je propose d’aller manger au Bombay avec toute l’équipe. On fête les bons résultats commerciaux de l’année, et la promotion du chef, Paul, qui s’en va au siège à NYC. Je ne suis pasconcentré le moins du monde sur nos discussions, je passe mon temps à penser à Leah que j’ai rencontrée en afterwork au Pink hier soir. Blonde, souriante, pas de poil au nez : tout pour plaire.A peine assis, je chope un kir au passage du serveur. Il prend les commandes. Marie ? Un, cassis. Vanessa ? Un, framboise s’il vous plaît. Paul ? Une coupe de champagne. Jean-Paul ? Deux. Il est alcoolique. Si ça continue, il va finir saoul comme un Polonais. On commande directement les plats. « Aujourd’hui plat du jour six euros, c’est poulet curry plus une coupe de cheveux au sabot 6 ou poulet teriyaki et une rose. Levez main pour teriyaki ? Un, deux, trois, quatre. OK. Et pour Marie ? Curry? » Elle répond à peine, faisant mine de refaire ses lacets sous la table. Bizarre, d’habitude elle porte des talons… On parle de nos vies d’avant, de nos métiers précédents, on essaie de ne pas trop parler de boulot. Certains parlent de leurs vacances d’hiver. On imagine tous Paul en ski, en Suisse, ex-trader en partance pour les Etats-Unis.L’attente du plat est longue mais plaisante.On a recommandé des apéros entre temps. Une situation ubuesque s’en suit : Marie commence à caresser le bras de Paul, Vanessa me fait du pied sous la table et Jean-Paul se met à draguer Mohinder, le serveur. Qu’ont-ils mis dans ces kirs ? On ne le saura jamais. Ce qu’on sait grâce aux témoignages recueillis par la police, c’est que Jean-Paul a visiblement tout filmé avec son téléphone. On voit Marie qui grimpe sur Paul pendant que je me faufile sous la banquette et que je lèche Vanessa. Les Indiens ont trouvé ça assez drôle, les clients moins, la police a juste demandé les adresses des filles et la composition des kirs avant de nous laisser repartir.L’aprèm passe assez vite et me voici déjà en week-end dans les galeries souterraines super secrètes du Social Club. Un grand ours super sympa nous accueille. Eh mais je le connais, j’ai sa tête en couv’ d’un magazine à la maison. Oh putain c’est Brodinski ! Mais qu’est-ce qu’on fout là ? Ah, lui il mixe. Du bon son (passage corroboré par mon coloc). Et il explique pourquoi il a coopéré avec Wyborowa pour le design de leur nouvelle bouteille qu’elle est belle : parce qu’il est Polonais d’origine, comme elle. C’était lui le Polonais que le questionnaire me réclamait ce matin ! Lui, Olivia, Cyril, Laurent nous expliquent que c’est de l’eau de Pologne à boire avec modération. C’est fou tout ce qu’on fait avec de la Wodka avec un « W » de nos jours : des marshmallows, des desserts fondants à la pomme-chocolat. Et des cocktails qui font marcher pas droit vers la sortie. Arrivé à la maison, je m’achevais à coup de pattes à la Polonaise, mais ceci est une autre histoire…Grand jeu concours : à défaut de t’offrir un diamant, je cède une bouteille de W dessinée par Brodinski à qui repère le plus d’allusions bidons sur la Pologne dans cet article. Nasdrovia !
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9 novembre 2009 Ã 15:21
Mais qui sont ces gens avec qui tu dejeunes?
Et puis, quel rapport avec la soiree Navratilova?
Pour le concours, j’ai envoye ton article aux equipes du grand collisionneur de hadrons de Geneve et ils ont trouve 6 320 678 903,21 allusions. Apparemment, ca a bloque la machine a cause du sandwich que j’avais mis dans l’enveloppe (http://www.france-info.com/technologies-divers-2009-11-09-des-miettes-de-pain-et-l-accelerateur-de-particules-deraille-366766-34-35.html).
I’m like a bird aurait dit Nelly.
Merci de mettre la bouteille dans mon sac de foot le jour ou tu le reoublieras.
Jean-Brandon, roi des virgules, duc des accents
9 novembre 2009 Ã 16:57
jean-paul 2, Lech Walesa, Polanski, c’est tout ce que mon esprit pourtant d’habitude assez tordu niveau jeu de mots débile… a pu trouver.
9 novembre 2009 Ã 17:35
Matt : “Elève appliqué, peut mieux faire”.
Jean-Brandon : “Elle m’appelait Miette”.
9 novembre 2009 Ã 18:17
Jean paul 2
Lech Walesa
Marie Curie
Roman Polanski
Pour la minute culturelle:
“Saoul comme un Polonais”: il est fort peu connu que cette expression, très péjorative, trouve son origine dans un évènement glorieux.
En effet, en novembre 1808 les forces françaises sont arrêtés au col de Somosierra, dernier bastion espagnol sur la route de Madrid, défendu par 8000 hommes avec 20 canons.
Après plusieurs attaques infructueuses, Napoléon décide d’y envoyer les chevaux-légers polonais de la Garde, au nombre de 150, sous les ordres de Jan Kozietulski. Au bout de quelques minutes de combat les Espagnols sont défaits.
Napoléon, admiratif, aurait alors dit: “Il faut être saoul comme un Polonais pour accomplir celà ”.
Une autre version dit que les maréchaux français, voulant minimiser le rôle des Polonais, indiquaient que ceux-ci étaient ivres. Napoléon leur aurait alors répondu: “Et bien la prochaine fois messieurs, soyez saouls comme des Polonais”.
Et pour conclure “Na Zdrowie” serait plus approprié et signifie “A la santé”…
Pour les modalités de livraison de W, comment doit-on s’arranger?
10 novembre 2009 Ã 0:49
@ Bérénice : si d’autres participants se manifestent, et qu’ils ne trouvent pas la réf manquante dans ce pavé mal aéré, je te recontacte.
PS : merci pour l’orthographe.
10 novembre 2009 Ã 12:20
Ubu, “capitaine de dragon, officier de confiance du roi Venceslas, décoré de l’ordre de l’Aigle Rouge de Pologne, et ancien roi d’Aragon”.
Trop simple.
10 novembre 2009 Ã 13:29
Je conteste pour le simple fait qu’Ubu est un personnage de fiction et qui plus est créé par l’écrivain français Alfred Jarry.
Mais j’admire la tentative
10 novembre 2009 Ã 20:37
Tout allait bien, il était question de Pologne, ses eaux, ses syndicalistes moustachus, de leur grand et bel empêcheur de tourner en rond, le général Jaruzelski, et pam! la boulette. Nasdrovia. Du russe, dans sa plus belle et noble manifestation. Mention très bien au Babel Fish de la rédaction. Na zdrowie.
11 novembre 2009 Ã 13:31
Tentative de rattrapage pathétique : “je l’ai fait à l’oreille” ?
12 novembre 2009 Ã 12:39
Auriculolingus ?
13 novembre 2009 Ã 11:16
Alors quelle est cette référence manquante? Je suis curieuse.
14 novembre 2009 Ã 22:34
Ubu !
Alexandra l’a eue !
27 novembre 2009 Ã 3:29
Vraiment super ton blog, continue comme ca
15 février 2010 à 17:05
Excellent, j’ai adoré l’histoire,
de ce site que je viens de découvrir…
Continu, je suis fan
Mon facebook : http://www.facebook.com/pages/Mes-liens/298202619915
17 février 2010 à 23:05
Je viens à peine de découvrir ton blog et j’avoue qu’il ne m’a pas laissé indifférent… je me suis payé une bonne tranche de rire, continue comme ça mon ami!
15 mars 2010 Ã 11:06
cool ton blog !