Seul sur le sable les yeux dans l’eau…
Ecrit avec doigté par Jean Kevin le 18 juillet 2008 – 6:50Oui, Roch Voisine parlait en
lieues. «L’été qui s’achèveeeeeeeeu, tu partiras à 100000 lieues
de moi ». En 1989, on savait déjà que les amours de vacances ça ne
marchait pas. Et pourtant, combien de cruches a-t-on remplies en leur
promettant l’amour éternel un soir d’été ? Elles sont prévenues,
elles le savent, mais se laissent piéger. A moins que…

?Joyeux peuple français, tu
as envie de faire la fête, et ça se sent.
Il fait beau, c’est l’été,
les vacances, et enfin on nous enlève ces affreux portraits anxiogènes
d’Ingrid devant les mairies. Entre deux averses, je vois le soleil,
ça m’a donné envie d’écrire un article sur les summerlove. Les
amours de vacances, chantés par Christophe Rippert.
Les raisons de l’échec :
pas la partie summer, je le crains, mais la partie love.
Bord de mer, tu es dans ton
plus beau short Tribord que mémé a retrouvé dans un placard.
Malgré ce handicap (non, pas
mémé à la plage, juste ton short, ça suffira), tu as réussi à
faire la connaissance d’Amber et Angelina, 33 ans. A elles deux. 90
D. Toutes les deux. Elles font des études en 1ère L et
trouvent ça « juste chevaleresque » de se pointer à la plage avec
mémé. Cherchant à trouver des points communs pour … pourquoi tu
fais ça déjà ? ah ouais, pour rassurer la fille, tu n’es pas trop
différent, style bizarre, freak, you know ? tu sors ta lecture de l’été.
Marc Lévy.
Un argumentaire foireux et
testé dans le TGV te permet de les convaincre qu’il est le Zola des
temps modernes, au même titre que Musso represent for his nigga André
Breton. Alors qu’Angelina décide d’aller (se) mouiller pour retrouver
John-Fabrizio son chéri italo-américain, Amber te déclare avoir besoin
d’un peu de crème dans le dos. Normalement c’est toi le gars qui
réclame, puis propose de rendre la pareille, je sais, mais c’est
quand même pas pour rien que je leur ai donné des noms de câtins.
Tu ne pensais pas avoir de contact physique avec elle avant le pelotage
en règle dans les vagues (ouais, tu sais, la « bagarre lol » pré-coïtale,
prétexte au rapprochement musculaire), et du coup, le simple fait d’effleurer
son dos te déclenche une érection scandaleusement visible. C’est
le moment d’arrêter les frais, de t’allonger sur le ventre bien
sûr (sauf si ton sexe est ton argument de vente principal) et de porter
l’estocade finale en sortant ton Ipod. Avec écouteurs partageables,
sinon t’es niqué.
Summersex / Lovesounds
“This just can’t be summer
love, you’ll see”. Tu vas voir ce que tu vas voir, mais ça ne durera
pas bébé, parole de Jean-Kévin. Mention spéciale à la 2ème
minute, le programme
y est illustré.
En tant que garçon reconnaissant, je demande une journée en l’honneur
de Justin Timberlake. Un chanteur américain qu’il est cool et qu’en
ce jour d’Independance Day il le mérite. Il fait kiffer les filles
sur son son. Il bosse pour Givenchy. Il se tape des bombes. Il s’est
cherché capillairement parlant dans son enfance, mais là, respect,
il est on top of the world. Si c’est une fille bien, elle se posera
des questions sur la présence de J.T dans ton Ipod.
Si elle trouve que c’est
génial, elle va adorer la suite.
Bien évidemment, du Kanye
West. Elle a beau être en L, parfois elle va en boîte, aux Planches.
Et comme toutes les filles, elle se précipite dès qu’American Boy
est joué. Du coin de l’œil, caché derrière tes Ray-Ban, tu la
verras (John)dodeliner de la tête. Ca y est, c’est gagné, elle t’a
validé. Amber revient, accompagné de son amoureux qui est PR pour
la boîte du coin (call it le Centaure, le Ouarzazate ou le Blue Cargo.
Ou la Planta !). Pour ne pas passer pour un connard, il te lâchera même
à toi une invit’ VIP avec un sourire en coin, complice genre « t’inquiète,
je sais que tu es dans le détournement, mais c’est les vacances ».
19 heures, le temps de souper et de se maquiller, elles doivent partir.
Malin comme un singe, tu tentes le coup du SAM « OK à toute, je viens
vous chercher au camping de la plage à 23H, je ne bois pas ». Et ça
marche. Uniquement parce qu’elles ne sont pas motorisées.
Dans ma Benz
Dans ta tête, c’est NTM.
Toi tu sais très bien comment ça marche. Tu as révisé ton inclinaison
des sièges, répétés les angles et les positions dans la voiture.
En rentrant de la plage, tu as poussé le vice jusqu’à vérifier
que la cachette pour le outdoor sex était toujours accessible.
Et tu t’es armé de préservatifs,
le jeune, hein ? Partout ! Dans la poche arrière du short, dans la poche
intérieure de la veste, dans le portefeuille, dans la boîte à gants
(article sponso par le ministère de la Santé).Ta relation avec Amber,
c’est comme un robuste château de sable, c’est marrant de développer
un tel projet avec des potes, c’est sympa à prendre en photo ou à
filmer, mais après la marée il n’en restera rien. C’est pour ça
qu’il faut conclure ce soir Jean-Claude. Tu prends un dernier café
inéquitable avec mémé (« faut pas déconner leurs histoires de développement
durable, j’ai connu les tickets de rationnement moi ! ») et c’est
parti pour le show. Ouf, dernière minute tu t’aperçois que ton frère
a laissé des ongles/ capotes/ paquets de chips dans le Pussywagon,
et ça c’est mal. Il payera plus tard, là tu es à la bourre. Grosses
bouffées de chaleur, tu étais encore sur Rire et Chansons. Fun radio,
consensualisme mou, très bien, ou FIP pour faire alternatif.
Sexual sportswear
Mini-shorts, blouses blanche,
bleue, T-shirt vert flashy, elles ont même ramené une copine allemande
du camping. Les préjugés ont la vie dure « bizarre, elle est épilée
parfaitement sous les bras ». Ou alors c’est qu’elle n’a pas encore
de poils, oh merde, on verra ça plus tard.
« Wie alt bist du ?
Sechszehn ! »
Oh merde, mais pourquoi ? Où
est passée l’innocence de mes 16 ans ?
Flashback MC Solaar summernostalgy
edit
J’étais cool, assis sur
un banc, c’était y’a longtemps
J’pesais 50 kilos, trop maigre,
j’trouvais ça navrant
Je lui roulais des pelles,
tranquille, sans toucher ses dents
Elle sentait bon dehors, mais
j’voulais être dedans…
Sébastien Tellier est en moi.
Non, pas comme ça. « J’ai fait cet album pour mettre des doigts à
ma meuf ». «En vieillissant on oublie les préliminaires » En substance,
le résumé de l’interview de Tellier par Cauet. Problématique ou
pas ? Après tout, FutureSex/LoveSounds s’était déjà vendu sur le
même programme : accompagner les ébats amoureux de la planète entière.
Que Seb se soit ramassé à l’Eurovision, quelque part ça fait tes
affaires : en présentant « Divine », on est loin de la tonalité globale
de l’album qui sent la moiteur. Du coup, tu vas pouvoir t’échapper
avec la jeune allemande et lui faire découvrir l’exception française
dans ta voiture. Le love décomplexé. L’été de l’amour. Un compliment
susurré à l’oreille pendant que « ROCHE » est distillé dans vos
oreilles. Elle hurle tellement fort pendant l’acte que ça t’évite
de rire en entendant « DIVINE ». Ca t’empêche aussi de voir arriver
les gendarmes qui frappent aux vitres de la Benz avec leurs Maglite
et te félicitent pour ton maniement de la langue de Goethe. Guillerets,
ils te laissent même jusqu’à demain pour présenter les papiers
du véhicule, un sourire aux lèvres. En ramenant Birgit devant son
camping, tu te souviens d’Amber…
Electric feel
« L’éjaculation tue la motivation »,
dit le proverbe, mais pas ce soir ! Par respect pour tes statistiques,
tu retournes en boîte, et c’est complètement allumée qu’Amber
te saute au cou en t’embrassant devant les surfeurs de 20 ans dégoûtés
qui l’ont rincé toute la soirée. En tombant nez à nez avec ton
préservatif d’il y a une heure, alors qu’elle joue avec ton sexe
dans sa bouche, elle ne peut s’empêcher de rire en déclarant que
« Birgit est une pute, elle nous fait ça chaque année ». Tu es blasé,
elle l’est aussi mais joue à la fille ouverte, si caractéristique
de la jeunesse. Echange de bons procédés, tu la ramènes aussi au
camping où tu vois le vigile relever ta plaque d’immatriculation.
Jaloux.
Y’a vraiment plus de romantisme,
et c’est en écoutant Fatal Bazooka « C’est une pute » que tu rentres
te coucher. Seul. Avec mémé qui t’accueille en chantant du Joe Dassin.
Merde. Ca fait partie des chansons pour pé-cho « l’été indien » ?
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18 juillet 2008 à 10:00
“combien de cruches a-t-on remplies en leur promettant l’amour éternel un soir d’été ?” : tout simplement énorme. C’est un peu la patte des Ra7or: une formulation lapidaire, certes un peu cruelle, mais qui exprime tellement la réalité… C’est beau, ça me fait penser à Christophe Maé…
18 juillet 2008 à 10:04
Je sais pas si c’est un compliment la comparaison avec Christophe Maé…
J’aime beaucoup le choix des prénoms moi!
18 juillet 2008 à 10:09
Ça c’est Ra7or!!!11
18 juillet 2008 à 11:18
Ahhahah t’es vraiment sans tiep comme on dit JK. Et pourtant c’est le ton que je préfère chez Ra7or.
18 juillet 2008 à 12:05
C’est vrai que je préfère ton style d’écriture à celui de certains autres… bref, article juste génial avec humour cru (ou hot de temps en temps :p) et qui sent tellement le vrai…
à la Q “combien de cruches a-t-on remplies en leur promettant l’amour éternel un soir d’été ?” je suis obligé de répondre… ZERO :’( Je pars jamais en vacances… Mais enfin, je me rattraperais sans doutes plus tard lol
18 juillet 2008 à 13:53
Ah ah !
Birgit est un magazine pour pouffe germaine.
Quant à Amber… triste souvenir.
Le sosie officiel de Tiffany Amber Thiessen (croupe) était dans un camping, elle portait un maillot de bain jaune. Et dans la vraie vie, elle était inabordable.
Oui, un jour avant d’être Ra7or, j’étais puceau …
18 juillet 2008 à 14:06
lol, si tu parles pour moi, je ne le suis plus (avec mon ex et par amour, et non juste pour baiser… je précise) j’ai juste dit que je n’ai jamais “rempli de cruches” en vacances ;-)bref bref bref… ça me va pas de me faire chier, je raconte trop ma vie ^^ :$
18 juillet 2008 à 14:50
du Christophe Rippert ! tu me vas droit au coeur, là.
pour les chauteaux de sable, tu ne dis rien sur le moment où tu l’ériges… c’est un oubli ou un message ?
18 juillet 2008 à 15:36
Le moment de l’érection du chateau de sable est intense. C’est là que tu mets toute ton énergie. Tu le défends, tu mets des barrières, tu es même prêt à taper des surfeurs si nécessaire pour le protéger.
Après c’est acquis, il est là, et tu le laisses crever seul attaqué par les vagues.
18 juillet 2008 à 15:43
Alors c’était toi le type qui n’arrêtait pas de baver en me voyant avec mon maillot jaune au camping des flots bleus?
Si j’avais su… je t’aurais aidé pour l’érection de ton château de sable…
18 juillet 2008 à 16:34
Amber ça me fait penser à Kimber.
Nip/Tuck me manque.
Sean si tu me regardes…
18 juillet 2008 à 17:06
> FAbx : bien évidemment, toute ressemblance avec des faits réels ou ayant eu lieu pour de vrai serait purement gratuite.
Il y avait un indice pour déceler le mensonge : une Allemande épilée.
18 juillet 2008 à 18:04
mouais… je suis sûr que c’est du vécu (ou du moins en partie) désolé pour l’allemande mais je connais plutôt les Espagnols et les Anglaises, ne connaissant pas la langue de Goethe… En plus tu as retrouvé ton Amber apparemment, donc il y a qqls fais réels.
18 juillet 2008 à 21:40
Poussée par la curiosité et je dois l’avouer l’ennui et le désespoir, j’ai cliqué sur le lien Christophe Rippert. Ce nom me disait bien quelque chose…
Merci JK. Rhaaaa quoi. Combien de dépucelages sur ce tube? Et la fille qui gênée se retourne, avec ses joues qui rosissent et un “je ne t’oublierai jamais”…
18 juillet 2008 à 22:59
La curiosité Christophe Rippert ? Mais ouais, c’est au cours de culture G !
17 juillet 2009 à 17:02
[…] porteurs de slips avaient très bien compris : Christophe Rippert, ma référence estivale unique (ah non, y’a aussi Roch Voisine) Un amour de vacances, ce n’est ni plus ni moins qu’une fille TD. Temporarily Desirable […]