Comment gérer une machine en colère ?
Ecrit avec doigté par Patapon le 17 juillet 2008 – 7:19Etre un mec et faire son linge… toute une aventure.
Ce soir l’équipe de Ra7or est invitée Ã
une soirée organisée par ARIEL.
On nous a promis qu’on pourrait se salir à volonté et qu’on nous
donnerait des conseils pour mieux laver… on vous fera part de nos
découvertes. Une équipe de mecs dans un monde qui était jursqu’alors
injustement réservé aux filles. Reportage poignant à venir. En
attendant, ça me rappelle une histoire (vraie) survenue dans ma vie il
y a quelques semaines… Récit.
Paris, mercredi dernier, minuit onze, dans un petit appartement calme et sans histoire.
“J’ai bien cru que nous allions tous y passer”, Â Â Virginie, une voisine.
Je rentre chez moi après une bonne journée de travail, inspection du placard :
- zéro caleçon
- une demi paire de chaussettes
- une vielle chemise
- un t-shirt pas repassé
- un jean bousillé
- une ceinture (qui seule, ne me sert pas à grand chose)
- un badge (qui sur la peau, pince très fort)
Rien à me mettre, cette fois c’est sur, je dois me débarrasser de cet imposant sac à linge sale.
Je
ne peux plus repousser la confrontation un jour de plus, je me déscend
un actimel et le savoure comme un vieux whiskey et entreprend
d’affronter mon indesit lavante-séchante.
“le regard de ma femme disait : fais quelque chose !”, Hervé, un voisin.
L’angoisse m’envahit comme le silence qui précède une violente tempête. Munis de mon Le Chat paillettes hypoallergénique, je me met face à elle, et commence à remplir délicatement son tambour inanimé.
Paris, Minuit trente-six, dans une salle de bain calme et sans histoire d’un petit appartement.
Tout se passe bien, demain j’aurais de quoi briller en société. Je choisis le programme Time for you (court et économique). Bouton ON. La bête se réveille. Elle est calme, je file en douche.
“J’ai cru que les Allemands étaient revenus”, Jean, gardien de l’immeuble.
Caché sous ma couette, je regarde d’un oeil iTélé et surveille d’une oreille ce qui se trame dans la salle de bain.
Paris, une heure quarante, dans les draps bicolores d’un jeune homme assoupi.
Le sol tremble, mes yeux s’ouvrent, la télé… je ne l’entend plus,
quelque chose se passe dans la salle de bain, le bruit est
inimaginable. La peur m’envahit, celle de retrouver tous mes voisins
sur mon palier plus que celle d’affronter la machine, alors je me
dresse et me retrouve en petite tenue, face à elle.
Paris, une heure quarante et une, seul face au monstre.
La
salle de bain est devenue territoire de l’ennemi, il ne lui reste plus
que quelques centimètres pour envahir le salon. Du courage et de la
folie, c’est ce qu’il me faut pour tenter de la retenir. Mais l’ennemi
ne se démonte pas et augmente le rythme… 400, 600, 800, 1000 tours
minute. Je fais écran de tout mon corps. La machine s’emballe, les murs
de la salle de bain sont trop petits pour cette machine qui les détruit
petit à petit, à droite, à gauche, en haut, en bas, elle frappe de
toutes parts et soudain.
Plus rien
Et soudain le calme revient. Mais point de soulagement car avec le
bruit, la lumière est partie et je ne distingue plus grand chose. Je
profite de cette trève inespérée pour tenter d’ouvrir le hublot.
Impossible, elle devait serrer les dents de toutes ses forces quand la
panne de courant est survenue.
Toutes mes affaires sont dans sa gueule. Que faire ? Risquer de
m’expliquer avec tous mes voisins ou risquer de me rendre nu au travail
cinq heures plus tard. Pas vraiment le choix, si ?
Paris, Deux heures du matin, dans un appartement plongé dans le noir et l’angoisse.
Mes mains aveugles se faufilent vers le levier des plombs et d’un mouvement d’index, relancent un conflit inévitable.
Le
hublot est toujours bloqué et la machine infernale se remet en marche.
Que faire, impossible de déserter, les bruits de cognements m’empêchent
de dormir de toute façon. Seule possibilité, rester sur le front,
tenter de dissuader les soubresauts de la machine de faire trop de
bruit et de dégâts, et attendre qu’elle s’épuise et délivre enfin mon
linge.
Paris, deux heures quarante du matin, dans une salle de bain qui comporte les stigmate d’une nuit peu ordinaire.
Tel l’ouvrier qui manie le marteau piqueur, mes petits bras ont
tremblé pour empécher le pire. Je sors le linge du tambour fou mais il
n’est pas sec. Impossible d’envisager un séchage maintenant… trop
tard, trop risqué et je suis à bout de forces. Nous sommes en guerre et
cela se remarque aux radiateurs de l’appartement qui sont froids comme
des morts. Le chauffage central est en panne depuis une semaine. C’est
ma veine.
Trois heures du matin, dans un appartement décoré aux couleurs des t-shirts la fraise étendus n’importe où et n’importe comment.
Le sommeil me fait de l’oeil, mais je ne peux pas abandonner
maintenant, le four peut-il servir de séchoir ? Pas le temps de
regarder sur Google, 15 minutes à Thermostat 2.
Ouf, je ne m’endors pas devant ce qui aurait pu être le foyer d’une guerre du feu.
Je sors mes affaires du lendemain hors du four et décide d’achever leur séchage, étendues, comme les autres, je me couche enfin.
Epilogue.
Le BHV passe et la machine trépasse. Elle sera changée cette
semaine. Certaines machines de ce modèle se sont fait remarquer, le
construteur échange petit à petit mais méfiez vous de vos voisins car
des centaines d’indesit lavante-séchante sévissent encore…
“Tout est bien qui finit bien”, Yvette, commerçante dans le quartier.
Et vous, le linge, vous le gérez comment ?
Posté dans Classiques ra7or, Histoires vraies |






25 avril 2007 Ã 8:15
très très belle histoire. Et quel style ! J’en ai eu des frissons.. Et ne regarderai plus jamais ma machine comme avant…
La scène de l’homme à poil tentant de limiter les secousse est assez drole à imaginer..
25 avril 2007 Ã 8:56
Mort de rire =) !! Moi c’est la cata…sérieusement j’y omprends rien au lavage, a tel point qu’au lavomatic (pas de machine chez moi) je demande à ma copine de m’accompagner quand elle peut
25 avril 2007 Ã 9:27
“Le lavage de linge est à l’homme ce que le changement d’une roue de voiture est à la femme.” -Confussius
C’est vrai que la gestion triage, lavage, sechage, repassage de nos frusques doit dépasser nos compétences masculine. Moi je finis toujours par le faire lorsque je suis au pied du mur (de linge sale), ce qui a le don d’ennerver ma copine au possible (mais elle gere pas ses fringues bcp mieux, ce qui me fais toujours bcp rire). De là à savoir si cette lacune vient d’un réel manque de compatibilité entre une machine à laver et un homme (là faut pas deconner, les constructeurs font beaucoup d’effort pour nous simplifier la tache) ou bien si c’est de la fénéantise, ou bien autre chose… mystere.
Un de mes meilleurs souvenirs avec mon père est un WEnd ou ma mere n’etait pas la, et ou on a du laver le linge. A 2 mecs, on est allez de catastrophe en catastrophe et on a finis par abandonner avec de provoquer un truc irréversible. Bilan : 1 Machine morte et un bon tas de linge blanc beaucoup moins blanc… innoubliable.
25 avril 2007 Ã 9:28
Héhé!!! Quelle machine sournoise et malveillante… moi c’est une Bosch et pour l’instant, elle reste soumise à sa maîtresse… mais qu’adviendrait-il si Monsieur Mon Chéri s’en approchait??? Nul ne le sait…
25 avril 2007 Ã 11:27
Très drôle cette histoire de machine récalcitrante! Mon souci n’est pas de faire fonctionner la machine, mais de me décider à la mettre en route…Et comme dit le dicton, c’est au pied du mur, que l’on voit mieux le mur…:)
25 avril 2007 Ã 12:15
Brillant style littéraire, sens du suspense, un récit qui nous tient en haleine et qui pourtant reste réaliste…
Une réussite, dans tous les sens du terme ^^
25 avril 2007 Ã 14:17
ah la fameuse lavante-séchante d’Indesit : j’ai la même m###de ! Donc je comprends d’autant mieux ton désarroi face à la bééte…
J’adore surtout faire des “reset” (appui long du start) de la machine pour pouvoir passer en mode vidange/essorage pour qu’ENFIN elle veuille me rendre mon linge…
Et on ne parle pas du cyle court de 40min qui tourne toujours au bout de 4h…
Mais j’aurais au moins appris grâce à toi que je n’étais pas seul dans cette lutte acharnée et qu’une lueur d’espoir était possible. Merci du fond du coeur

Moralité : le linge, c’est pas un boulot d’gonzesse
25 avril 2007 Ã 17:23
Ne vous plaignez pas!!!!
(Enfin si, vous avez le droit mais vous allez comprendre en lisant la suite pourquoi je dis ça….)
Après 5 ans de vie commune avec une petite machine à laver toute mimie et gentille, je me retrouve au 6ème étage dans un appart que j’adore mais où la machine ne tien pas!!!
(Enfin si elle tiendrait si j’avais une douche à la place de la baignoire…. mais la baignoire, pas question d’y renoncer!!)
Enfin bon, tout ça pour dire qu’il vaut mieux une vilaine machine qui rejoue l’exorciste à chaque lavage plutôt que de se taper 6 étages pour aller déballer ses “culottes” devant tout le monde à la laverie
25 avril 2007 Ã 20:47
Ma machine a tjrs tendance à vouloir envahir ma cuisine, il m’en est arrivé des histoires nazes avec. Le four que j’avais rangé dessus et décédé, un plan drague foiré aussi. Non mais allez draguer en hurlant, vous. Surtout qu’à la fin, la machine était au milieu de la cuisine, tuyaux et panneau de bois arrachés, eau partout. Gloups!!
25 avril 2007 Ã 22:53
Bon.
Je suis une fille. Je découvre ce blog. Plutôt drôle. Pas qu’un peu même.
Mais …
….c’est quoi ces énormes fautes d’orthographe …. ?! Il y en a peu mais elles sont belles ….
” je me déscend”, sans déconner, va falloir apprendre les verbes du troisième groupe : je descends….
Sans rancune.
Espérons que ça s’améliorera ….
26 avril 2007 Ã 12:22
Alan > C’est du vécu … content que la retranscription t’ai plu.
Tiwan > Merci pour le tips, je savais pas faire reset. Enfin ils me l’ont changé depuis et je dois dire que la nouvelle fonctionne à merveille …
Osmany > Faut pas pousser, c’est pas si compliqué franchement, et puis hier on était invité par Ariel, et on a appri plein de trucs, bientot un petit compte rendu.
Benny > Ouais en général les relations pere fils sans maman ça donne des catas…
ReB > Je perssiste, les hommes sont capable de faire leur linge, c’est assez ludique finalement
Flem > Merci
Manue > C’est sur, mais la laverie ça socialise non ? Non bon je suis dac avec toi.
Nina > Merde alors, toi aussi tu as une machine furieusement méchante… une bonne paire de claque de porte et elle fera profil bas.
Romane > Oui c’est vrai, nous tentons de nous améliorer … indulgence, on est ptete nuls en orthographe, mais on a le sens de l’orientation, nous :-p
26 avril 2007 Ã 19:42
Tenez les razor, un petit lien qui pourrait peut être bien vous dépanner un jour ;), j’viens de trouver ça, j’ai pensé à vous: http://www.etnoka.fr/static/page/beaute/magazine/ta_lessive_en_10_lecons/intro
Celà dit c’est pas la science infuse et ca nous empeche pas même à nous de nous vautrer quand par hasard on se décide enfin à croiser une machine à laver…
26 avril 2007 Ã 22:12
J’comprends pas… faire une machine et la sécher c’est pourtant aussi simple qu’une fricassée de lapin aux olives… pas doués les gars
plus sérieux : z’avez un vrai talent les gars, j’ai l’impression de lire cosmo, mais pour mecs lol
spéciale dédicace à Sophie Hénaff…
17 juillet 2008 Ã 9:38
Bien sympa ce petit article!
Personnellement la lessive je la vis plutôt bien mais il faut bien avouer qu’à mes prémices mes fringues ont bien ramassées entre celles qui sont délavées et les autres carrément décoloré.. Je me suis séparé de sacs entiers.
Après quelques années d’expérience, la bête est maintenant entre de bonnes mains, nous vivons maintenant en parfaite harmonie
17 juillet 2008 Ã 11:21
Allez je vais mettre mon petit commentaire ici vu que je suis une irréductible et que ça commente pas des masses sur la sélection de patapon…
J’avais juste adoré cet article quand je l’ai lu la première fois!!!! Il m’avait fait hurlé de rire en imaginant la situation et la courte nuit qui l’avait accompagné! Elle était envoutée cette machine à laver!
17 juillet 2008 Ã 11:59
MDR! Histoire joliment racontée en tout cas. J’aime beaucoup ton style articlaire (oui ça existe)!
c’est vraiment pas doué un mec (dis-je en essayant de relire la notice de la machine à laver que je ne sais toujours pas utiliser:) )
PS: comment ça on a pas le sens de l’orientation???? pfffff
17 juillet 2008 Ã 14:02
super article…..euh…..je peux récupérer la machine?…..la mienne ne remue plus assez fort d’après J****….
17 juillet 2008 Ã 14:40
Le cliché des mecs qui arrivent pas à faire une lessive, c’est fini. Votre maman vous a rien appris.
Et je préfère de loin faire la mienne comme ça je suis jamais à court comme Patapon.
D’ailleurs Patapon, comment fais tu pour qu’il te reste une demi-paire de chaussette?
17 juillet 2008 Ã 15:04
Fabs> j’ai la réponse à ta question sur la demi paire de chaussette! Tu mets une paire de chaussette dans ta machine, il en resort, le plus souvent, qu’une chaussette! Où est passée la deuxième? seule la machine le sait!!
17 juillet 2008 Ã 15:48
C’est le gang des voleurs de chaussettes! on ne peut rien y faire, ils sont partout! Et ils ne les volent jamais que par demi-paire, ils sont diaboliques. C’est un complot à échelle mondiale.
Le mieux c’est encore de trouver une copine géniale (un peu comme moi, en fait) qui te fait ta lessive, le matin comme ça c’est sec le soir pour repasser. En surveillant le lapin aux olives. Et en attendant que tu rentres d’avoir été boire un verre avec tes copains.
17 juillet 2008 Ã 15:59
Ad> tu recherches un mec en ce moment toi.
En tout cas, t’as description devrait te ramener plusieurs demandes en mariage.
17 juillet 2008 Ã 16:22
hier, j’ai bien failli achever la mienne, avec mes affaires qui sentent l’huile d’olive et les coeurs d’artichauts (accident de valise à Orly, merci encore).
Mais le coup des t-shirts au four, ça m’a horrifiée… dites moi qu’il s’agit d’une fantaisie rédactionnelle, c’est pas possib’ autrement…
17 juillet 2008 Ã 16:35
Histoire hilarante joliment racontée que je redoute de connaître dans qqls années lorsque moi-même j’aurais mon petit chez moi… Pour le moment je remercie ma chère maman que j’aime de le faire pour moi
17 juillet 2008 Ã 16:39
Ad> c’est que tes com’s du moment expriment cruellement le manque de présence masculine à tes côtés… Comme quoi les mecs sont aussi indispensable aux femmes qu’elle aux mecs (mais seulement pour faire la cuisine et laver le linge ^^).
17 juillet 2008 Ã 19:27
Petite cervoise > je ne pense pas que le four n’ait été qu’une fantaisie rédactionnelle! Je connais une fille qui a fait ça pour ses culottes une fois!!!
17 juillet 2008 Ã 22:43
Pour les demandes en mariage: essayez, ça pourrait être marrant… Si on se marie on pourra avoir un article spécial dans Ra7or? Notre premier enfant s’appellera Ginette (la perfection au masculin). Si vous avez des idées pour un garçon je suis preneuse.
Enfin… plus que deux mois et je revois du mâle non familial. Je peux le faire! J’ai confiance en moi!
17 juillet 2008 Ã 22:58
Ad > Ca sent tellement le désespoir qu’on va finir par lancer une mission de sauvetage!!! Ca ferait un beau roman photo n’empeche … Les Ra7or boys libèrent Ad dans la jungle (nb : t’es retenue où Ad? j’aurais bien mis la jungle amazonienne mais j’ai des doutes…)!!!
Le genre de truc qui se lit bien l’été quoi!!!
17 juillet 2008 Ã 23:49
Ad > Ginette, énorme … quelle forme. Ecoute je serais heureux de te marier sous le régime de la religion ra7orienne.
17 juillet 2008 Ã 23:57
mdr… désolé Ad mais 1) je suis déjà pris, 2) je suis trop jeune pour porter les chaînes du mariage XD 3) je sais même pas où tu habites, et donc forcément idées de mecs je ne peux accéder à votre requête… par contre comme l’a dit Shava on devrait faire un truc ra7or genre “casting: Ad cherche activement un fiancé”, et t’invite toute la communauté ra7or (ou au moins Fab s/x, Shava, Patapon et les autres qui seront présents pour la summer édition XD) à ton mariage :p Ou alors on fais le concept total de Shava, mais juste en jungle urbaine dans un centre commerciale rempli beaux mâles… lol
Shava> pourquoi la jungle Amazonienne? Il le semble que Ad recherche des mecs?..
18 juillet 2008 Ã 8:16
Fabx > j’étais fatiguée et je délirais un poil sur la libération d’Ingrid Bétancourt aussi… ^^’
18 juillet 2008 Ã 10:24
Shaya > C’est encore pire que la jungle amazonienne. Quand bien même quelqu’un voudrait me rendre visite (fille ou garçon, hein) de toute façon je ne peux pas sortir de la maison, et s’il faut supporter le reste de l’été les “c’était qui? C’est ton bon ami? (oui parce que par chez moi on dit bon ami)”, je préfère encore prendre du bromure.
18 juillet 2008 Ã 11:51
Shava> fatigué(e) nous le sommes tous
mais j’avais pas fais le rapprochement avec Ingrid
Ad> J’ai connu ça aussi… un petit truc pour être tranquille: tu dis “oui” à chaque fois que qqn vient de te voir et qu’on te demande si c’est “ton/ta bonne amie”, au bout d’un moment ils vont en avoir marre
mais le risque c’est qu’ils apprécient pas que tu te “foute de leur g##*@e” ^^