Test de la Porsche 911 S, 38 ans plus tard
Parce qu’il y a 38 ans je n’avais pas le permis
de conduire, qu’en réalité je n’étais même pas né et que mes parents
allaient tout juste se marier, je n’étais pas en mesure de tester la
nouvelle 911.
Aujourd’hui, si ce modèle n’est plus exactement le must have du
jeune papa en quête de sensation, il reste un véritable must drive pour
tout passionné de sport automobile. Et comme disait l’autre, il n’est
jamais trop tard.
La légende qui entoure la première génération de 911 (type 901)
n’est plus à faire : automobiles racées, conduite radicale, équipements
haut de gamme.
Mad-Math dont la passion pour les Stuttgartiennes de cette époque
l’a conduit à en faire son métier, m’a offert le privilège d’essayer
son modèle personnel, une 911 griffée S, habillée d’une robe orange
outrageuse, et préparée pour la performance.
J’accepte son invitation au crime avec humilité, ce modèle
m’intimide clairement… moi, l’éternel conducteur d’Austin. J’installe
donc mon modeste mètre soixante dix-sept à bord, règle le baquet,
ajuste le harnais, vérifie les rétros (tiens, pas de rétro à droite…
bon), prends le volant, tâte le levier, repère la première (qui est
traditionnellement en bas à gauche), introduit la clé à ma main gauche
… c’est parti.
Dernier conseil de mon hôte : « Dans les virages, une seule chose
à savoir, toujours garder un filet de gaz, sinon, bonjour les dégâts »…
me voilà rassuré.
Première étape, je jauge la bête : conduite très directe (tu
tournes le volant, ça tourne), accélération violente, freinage… ah non,
pas encore testé… Plus de 30 ans la sépare de la Lamborghini Gallardo
que j’ai récemment testé, mais un point commun en tout cas, ces
voitures sont des monstres qui demandent à vos muscles d’être à la
hauteur des chevaux qu’elles violentent … en effet, la conduite
sportive prend ici tout son sens, pour enfoncer l’accélérateur, la
pédale d’embrayage et même (surtout) le frein, il ne s’agit pas de les
caresser … au contraire, mieux vaut avoir le pied lourd. Ca tombe bien.
A peine 1 km parcouru, le temps de m’habituer, et sans m’en
rendre compte, je frôle déjà avec les 200… merde alors, je n’ai rien vu
venir. A chaque accélération, le moteur hurle, et plus il hurle, plus
il aime ça (comprendre, ça accélère de plus en plus fort à mesure que
le moteur prend des tours)… et moi aussi. La route défile, les virages
s’enchainent, mon plaisir augmente à chaque petit évènement anodin sur
n’importe quelle autre voiture : rétrogradage, remise de gaz,
clignotant, coup d’œil dans le rétro, appel de phares… Bref, la ballade
m’enchante, alternant douceur et violence… finalement un peu comme vous
savez quoi.
Justement, c’est là le problème… finalement un homme ce n’est pas
compliqué. Faire l’amour à un top modèle ou conduire un modèle top,
c’est pareil. C’est toujours l’envie d’assouvir un fantasme de grand
gamin. Mais rassurez-vous, en général, automobile et femmes font bon
ménage dans le cœur des hommes… moi par exemple, j’aime les petites
anglaises… et pourtant, dans mon lit, je les pratique ni petites, ni
anglaises.





















Il y a des photos de cette bête de course là : http://gallery.xrpix.com/2007-11-24-Shoot_Porsche/
Rédigé par: xavier | le 16 juin 2008 à 09:53
Merci xavier :)
Rédigé par: Patapon | le 16 juin 2008 à 10:04
je suis ni anglaise, ni top modèle, mais je conduis qd ton austin? :-)
Rédigé par: bé | le 16 juin 2008 à 13:51
quand tu sera dans mon lit :)
Ok je sors.
Bah jsais pas, on en a déjà parlé nan ... ça risque d'être compliqué ... bon, on verra cet été...
Rédigé par: Patapon | le 16 juin 2008 à 14:37
ahh rien de tel qu'une propulsion refroidie par air pour s'en mettre plein les yeux et les oreilles ;)
Rédigé par: Gizmaye | le 16 juin 2008 à 15:06
Belle bête
Rédigé par: Rémi | le 17 juin 2008 à 01:22
Je suis allé voir les photos de l'engin. C'est beau tout simplement.
Et tu passes pas inaperçu avec cette belle couleur.
Rédigé par: Fabs | le 17 juin 2008 à 08:42