Macho, macho man... I want to be a macho man.
C’est à un moment bien étrange que j’écris cet
article. Après une week-end très mécanique, je quitte les paddocks d’un
grand prix pour sauter dans un train afin de retrouver mon train-train
quotidien. À ma grande surprise ma voiture est en majorité féminine,
mad-math pourra en dire autant. Donc situation sympa.
Ma voisine d’en face a mis ”Angel”, fragrance réminiscence de
mon adolescence qui me rappelle la douceur des seins candides d’une
petite anglaise.... humm je m’égare, et non ce n’est pas aujourd’hui
que vous aurez droit à un lolita 2008 de Polo. Bref tout ça pour vous
dire que cette situation me rappelle le besoin urgent de vous conter
une contrée où l’homme est encore Roi.
Comme vous le savez Patapon et moi sommes partis dans un pays,
loin, moyen loin. Les calèches y sont climatisées, les crevettes font
les vagues et le vent (oui c’était la saison des crevettes aux dires
d’un conducteur de calèche climatisée), les chameaux y sont en fait des
dromadaires, leur sapins sont des palmiers,” je vous en prie” se dit
”s’il vous plaît” ils auraient donc appris le belge plutôt que le
français, j’y ai rencontré d'innombrable cousins, Patapon aussi.
Incroyable de penser que nous avions autant de famille dans cette
région du monde. Enfin, le mot femme n’existe pas, gazelle est
l’appellation officielle du sexe faible, gazelle du “désert” ou gazelle
des villes, tiens avec ça La Fontaine aurait bien été inspiré.
Voilà, ça en fait, c’est le paradis des mecs, des vrais, pas mal
non ? Et ouais je déconne pas. En fait, pour le comprendre, il faut
creuser un petit plus la chose, se fondre dans le paysage, devenir un
autochtone. C’est ici que commence mon histoire.
Nous décidions de faire les écrevisses, histoire de ne pas
ressembler à des crevettes d’eau douce, ni d’avoir à rougir lors d’une
brasse coulée face à un autre crustacé (vous n’avez rien compris, ce
n’est pas grave, comme je vous le disais plus haut certains de nos
hôtes avaient le pouvoir de faire la pluie et le beau temps, alors
autant ne pas les fâcher). Le bronzage fait, nous courrions dans une
échoppe nous acheter quelques turbans au détour d’une oasis. Lors d’une
nuit arrosée nous évitions l'échange standard portable-montre, Patapon
failli céder un Blackberry pour une montre Ferrari, la faute au
Pepper-mint (get 27 local) à ne pas confondre avec la jet-set absente
de nos péripéties. Nous enchaînions avec une bonne bouffée de sable
suite à une course épique de Quad dans une palmeraie et finissions avec
un petit tour de dromadaire. C'était fait, gueules ensablées, teint
mat, chiffon sur la tête, ray-ban vissée sur le nez, démarche de
cow-boy trouvée, deals douteux évités. Oui ! nous étions devenus les
rois du pétrole ! Nul doute que notre métamorphose de dandy parisien en
moudjadine des temps moderne, nous avait rendu encore plus mec ! La
communication devint tout de suite plus facile, de cousin nous passions
au statut de frère, nos efforts n’avaient pas été vains, nous étions
accepté par les locaux (.... enfin le réceptionniste ). Il n’a jamais
voulu nous dire son nom, en dépit de nos liens de sang, cependant il
nous délivra un message rare, venu d’un temps passé, d’une civilisation
antique, où l’homme était encore homme, et la femme encore silencieuse
et soumise.
Lors d’une conversation nocturne autour d’un narguilé, pipe
géante sortie tout droit d’Alice au pays des merveilles (oui je prends
des libertés, et je kiffe, par ailleurs je salue bien bas ceux qui
auront compris la subtilité de la choses). Bref revenons au café maure,
nous étions donc dans un de nos échanges culturels, lorsque que je lui
narre, que d’où nous venions la femme avait changé notre société, elle
s’était émancipée, et refusait désormais de faire le ménage, de
repasser ou pire encore, de faire la cuisine. Offusqué, choqué, blessé
dans son âme de mâle, notre nouvel ami s’exclama “ MAIS, ELLES ONT PRIS
LE POUVOIR”. Regard honteux, mines dépitées nous ne pouvions
qu'acquiescer d’un signe de tête. Devant notre désespoir, il n’hésita
pas une seconde à nous rassurer, nous décrivant son merveilleux pays,
nous faisant comprendre que tout n’était pas perdu. En effet à l’aide
d’une rhétorique singulière, geste à l’appui, il nous expliqua que
toute désobéissance féminine était punie d’un bel aller-retour, mieux
encore lorsque qu’une femme ne remplissait pas son devoir conjugal, un
simple déplacement au Taxiphone suffisait pour alerter le père de cette
rebelle, lui-même s’empressait alors de lui rappeler la qualité de ses
allers-retours.
Nous comprenions vite dans quelle divine sérénité vivait ces
hommes. Docile, douce, soumise la gazelle de ce paradis reste en toute
circonstance silencieuse et serviable, tout en sachant porter les
cornes avec élégance. Sa description idyllique de son quotidien nous
apporta un peu de baume au coeur, nous perdions quelques batailles au
nord, mais le sud tenait bon, la guerre n’était pas perdue. Cependant
comme chacun le sait, chaque paradis à sa contre-partie. A contrario de
nos facétieuses parisiennes, leur passante portait la jupe un peu
longue, le plaisir des yeux s’en voyait fort compromis, les surprises
devaient en être d’autant plus grandes.
Revenus revigorés de cet eldorado du machisme, nous savions que
dans nos terres subsistait encore une web-communauté d'irréductibles où
l’homme peut pratiquer librement le second degré. L’espoir persiste.





















Je n'ai pas pu lire l'article, subjuguée que j'étais par le message et l'interprétation de la photo...
Ça fait quoi d'être le premier sur une dune vierge ?
Rédigé par: Petite Cervoise | le 05 juin 2008 à 11:10
Héhé oui alors ca fait quoi d'être le premier sur une (dune) vierge ?
Ok je sors ...
Rédigé par: manue | le 05 juin 2008 à 11:38
Photo magnifique!! jadore
Rédigé par: connasseee | le 05 juin 2008 à 12:06
Bon comme ce sont les photos qui vous intéressent, d'autres sont dispo sur notre groupe facebook... (Bouton F colonne de gauche)
Heu sinon, rien à dire sur le paradis des femmes battues ? Dingue.
Rédigé par: Patapon | le 05 juin 2008 à 12:14
En France, ça marchera plus ce genre d'éducation de la femme. Un aller-retour et tu te retrouves sur le palier en pleine nuit en slibard avec tes affaires passées par la fenêtre en moins de deux.
Sinon, c'est beau les dunes (mais j'ai lu le texte quand même)
Rédigé par: Nina | le 05 juin 2008 à 12:20
Polo merci de nous faire partager ta traversee du desert (hum) ...
I KNOW HOW YOU FEEL
6 mois non? Je connais ça aussi mon pote. je suis de tout coeur avec toi.
Rédigé par: esquimau | le 05 juin 2008 à 13:47
Esquimau > Sérieux, pas mal ... putain attendez moi un peu j'arrive !
Rédigé par: Patapon | le 05 juin 2008 à 15:02
Oh mes pauvres... on vous mène la vie tellement dure à Paris... peut être devriez-vous déménager dans une contrée où vous seriez un peu respectés?!
Rédigé par: MilouChic | le 05 juin 2008 à 15:48
Où l'on remarque que le pire, pour Polo, ce n'est ni le repassage ni le ménage: c'est la cuisine.
Je ne connaissais pas l'expression 'seins candides'. Ni 'aller-retour'. C'est dire que y'a du chemin à faire pour qu'on revienne à cette époque (bénie)-là!
Trop cool le t-shirt est assorti au bleu (?) du ciel. Si ça c'est pas la classe!
Rédigé par: Ad | le 05 juin 2008 à 19:48
Effectivement polo assorti au ciel, pantalon au sable. ça s'appelle la chasse à l'affût. Et oui la gazelle est rare dans le désert il faut bien se planquer pour la choper.
Rédigé par: polo le peintre | le 05 juin 2008 à 21:05
Oui au fait pour la dune vierge, c'est comme la première fois, on sait que d'autre passeront derrière mais c'est toi le premier, autant pas se rater, alors celle-ci je l'ai calinée en douceur pour lui offrir un petit tatouage ra7or, elle m'a remercié, juste avant de partir elle m'a glisser dans l'oreille un je ne t'oublierai jamais! après mon dromadaire ma fait une crise pour qu'on s'en aille.
Rédigé par: polo le peintre | le 06 juin 2008 à 01:08
Ouais, les seins, Candide, ils sont où? dans le meilleur des mondes?
Rédigé par: arpenteur | le 06 juin 2008 à 07:45
et moi je suis passé derriere
Rédigé par: Patapon | le 06 juin 2008 à 09:35
@ Patapon : ca va elle s'était remise du passage de polo ? :-)
Rédigé par: Manue | le 06 juin 2008 à 10:11
Un père qui oblige sa fille à se faire jambonner... Je viens d'en mouiller mon clavier.
Va appeler un papa parisien pour lui dire que sa fille fait ramadan sexuel...
Rédigé par: Jean Kevin | le 07 juin 2008 à 01:20
Manue > Ouais bah comme tu le vois ça laisse des traces...
Rédigé par: Patapon | le 07 juin 2008 à 12:29
puisque tu évoques les parfums en ce moment j'ai l'impression qu'elles mettent toutes miss dior chérie!
Rédigé par: romain blachier | le 07 juin 2008 à 15:36
Cette contrée éloignée ne serait elle pas aussi celle de l'abstinence avant le mariage.
Mais bon, si il suffit juste d'appeler le beau père lors des migraines de la douce, ça peut être pas mal aussi.
Rédigé par: Fabs | le 10 juin 2008 à 10:40