Attention énorme coup de cœur de ra7or : DoomsDay.
Ecrit avec doigté par Patapon le 17 avril 2008 – 8:35 Alors on ne fait pas souvent des critiques de
films (ici, là et là ), et on avait encore jamais fait une critique d’un
film qu’on a vraiment aimé… (on y arrive moins bien d’ailleurs).
Ce week-end donc, j’ai vu Doomsday de Neil Marshall (Merci à celle qui me l’a conseillé) avec Polo et on a pris une énorme claque.
(Quasi) Spoiler.
Le film commence par un contexte « findumondesque » comme pas mal
de film ces derniers temps (28 jours plus tard, I am a legend… j’en
passe), en gros, un virus dont on ne sait pas grand-chose colle des
énormes boutons dégueulasses sur la gueule des écossais alors sous la
houppette du gouvernement anglais et de son premier ministre
Pakistanais (normal, on est en 2035) des sociétés comme Vichy décident
de mettre toute l’écosse en quarantaine et de surveiller les scottish
et leur vilaine peau à l’aide de photos satellites. Evidement ils
crèvent tous comme des chiens galeux mais quelques années plus tard, le virus
revient, en Angleterre cette fois, ça fait pas rire le Paki et Vichy
n’a toujours pas sorti de soin efficace, alors une Lara Croft bonne mais
borgne est envoyée dans la zone pour trouver un remède… car oui, il y a
des survivants, en fait.
Comme elle ne sait pas trop à quoi s’attendre une fois dans cette
Ecosse désertée depuis 25 années, Lara Croft pas conne mais borgne
choppe deux tanks indestructibles, pas mal de flingues, peu de fringes et quelques
militaires dont un s’appelle Norton (anti-virus ?), pas folle la
guêpe !
S’en suit la découverte de l’Ecosse et là c’est le choc. La vache, on dirait qu’il n’y a pas âme qui vive.
Lara épluche l’hôpital pour trouver trace d’un vaccin, elle fait
chou blanc pour le remède mais ne part pas les mains vides. Le comité
d’accueil écossait lui tombe en effet dessus, une centaine de Punk
plein de bonnes intentions déboulent d’un chambre de l’hosto. Ils sont
méga vénères et bouffent de tout, enfin surtout de l’humain. Lara tire
sur tout ce qui bouge, ses potes militaires aussi, c’est la grosse boucherie. Pendant ce temps le mec qui garde le blindé se fait racoler
par une prostituée locale qui parvient donc à infiltrer le tank et Ã
foutre la merde dans le système GPS si bien qu’ils s’emplafonnent dans
un hangar et qu’elle se retrouve avec une grenade dans la chatte… et
explose sans demander son dû.
Pas de bol, plus de balles, du coup gros repli dans l’autre
blindé, mais des punks par milliers qui ont du voir l’armée des morts s’en prennent à la fine équipe,
déjà plus légère de deux membres… le blindé ne fait pas 3 minutes avant
de partir en tonneau. Les punks sont comme des fous, ils capturent Lara
et ses potes pour les bouffer. C’est là que Lara la borgne rencontre le
chef des punks. Elle se fait défoncer la gueule grave parce que le chef
des punk il a besoin de se détendre, bah ouais, dans 10 minutes, il
donne un concert des Blues Brothers (!).
Grand spectacle de moto mad-maxien, digne du plus grand cabaret du monde, gogo danceuse cannibales,
pogotage en masse, le concert tient toutes ses promesses. En apothéose, Norton est cuit
croustillant et à point façon hippopotamus pour être finalement dévoré par la foule en délire.
Dégoutée d’avoir loupé le spectacle, Lara, toujours enfermée dans
sa cellule, use de ses charmes pour récupérer les clés auprès du garde
(un classique), elle s’évade, croise la meuf du chef sur son chemin, et comme
chlak chlak la girafe, elle lui coupe la tête.
Elle s’enfuit grâce Ã
l’aide de la belle sœur du chef, qui connait un mec qui conduit un
train. Le chef découvre la gueule de sa meuf béante sur le sol et il
n’aime pas ça. Il mobilise tout son gang comme un syndicaliste de la ligne 4 pour courser Lara qui n’a pas
de billet de train. Elle le choppe en marche, technique brevetée par Jamel Debouze mais
elle, garde son bras.
Les punks retournent à leur motos.
Lara prend le train et trace vers Kane, père du chef Punk et
ancien médecin donc possible détenteur du vaccin qui aurait sauvé tout
les écossais et pourrait sauver les anglais (enfin faut avouer que les effets secondaires punk
anthropophages font un peu chier) …
Ils arrivent dans une forêt et là ils tombent nez à nez avec le
chevalier qui a joué dans le premier épisode du seigneur des anneaux.
Putain pas le temps pour un autographe, Lara se rend sur le champ pour
être conduite sans effort à Kane.
Le changement d’ambiance est dingue, on passe d’une ambiance
madmax dégueulasse et violente à une mise en scène on ne peut plus
classique de films historiques option moyen-âge. Le contraste est
saisissant et le réalisme bluffant. On apprend que les moyenâgeux
décroissants sont en guerre contre les punks cannibales. Putain
l’écosse c’est devenu soit des vieux cons, soit des racailles punks.
Lara rencontre Kane et ce n’est pas le grand amour, je pense que
Kane aurait préféré Barb wire (j’ai le droit à un jeu de mot à la con
par article ok ?). Bref non Kane il a fait croire à tout le monde que
rien n’existait au-delà du mur de l’écosse (j’ai pas parlé du mur
encore, c’est comme celui de Berlin, sauf qu’il fait tout le tour de
l’Ecosse et qu’il mesure 15 mètres de haut), alors non, Lara qui débarque
d’Angleterre, ça lui plait moyen comme idée. Du coup remake de
Gladiator, Lara est opposée à une brute en armure. Mais Lara dans sa
jeunesse elle a bouffé du van damme, pas les gâteaux hein, alors à la
brute d’antan, elle lui fait bouffer sa mère.
C’est là qu’on repense au Chef des punks cannibales qui doit bien
être vert de pas pouvoir bouffer sa mère, et qu’on repart vers le sud,
parce que le Kane, le vaccin, il l’a pas. Mais tout ce périple au 12e
siècle n’a pas servi à rien, puisque Lara a appris que certains
écossais étaient immunisés, et que leur sang peut servir de base à un
vaccin. Du coup elle garde avec elle une écossaise immune, la première
qu’elle a sous la main, c’est la fille de Kane, donc la sœur du chef
Punk et la belle sœur de la femme du chef Punk, vous suivez, oui, celle
qui a perdu la tête.
Pour repartir vers le sud, Lara choppe une Bentley dernier cri,
enfin un modèle de 2008 en 2035, ca fait sacrément ringard surtout
quand tu vois le matos des Punks : Rien à envier aux fous du volant :
barquettes à roulettes, voitures de flic des années 80, fourgonnettes
tunnées…
D’ailleurs, s’en suit une course poursuite d’anthologie où je ne
vous dévoile rien car ce serait abusé tellement cette scène d’une
dizaine de minutes est jubilatoire.
D’ailleurs je vous raconte pas la fin même si j’ai très envie, allez voir ce film qui est
une énorme bouffée d’oxygène et qui change du cinéma préfabriqué. Ici
le réal a eu des moyens et de la liberté. C’est parfaitement
politiquement incorrect, c’est un appel à ne pas se fondre dans la
masse, c’est l’assurance de passer un putain de bon moment, et qui
reste longtemps en bouche, comme de la viande d’homme… n’est ce pas mesdemoiselles ?
Du même réal : The Descent est un film d’horreur intéressant qui descend assez profondément dans vos angoisses de femmes, mesdames.
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17 avril 2008 Ã 10:44
Tiens j’ai aussi été le voir et franchement j’aurais aps nécessairement recommandé….
Le mélange des genres n’amene pas grand chose… On dirait un blockbuster un peu (beaucoup?) raté…
y’a des incoherences propre a ces films (une bentley qui se fait rattraper par une poubelle plus vieille de 15 ans …) et ca revolutionnera pas le genre, mais on ne s’enniuie pas non plus. Comme tu l’as dit c’est un melange entre 28jours, madmax et des films moyen ageux.
Le seul truc qui m’a changé, c’est de montrer la violence et le sang de maniere crue. Y’a pas 100 000 litres d’hemoglobine, c’est pas de l’horreur, c’est pas forcement trash c’est juste cru (pov tit lapinou)
Je conseillerais uniquement si on a une carte illimitée
17 avril 2008 Ã 10:52
John > Je suis pas d’accord avec toi, ce film ne ressemble pas à un blockbuster (tu as déjà vu un blockbuster dans lequel un lapin est buté gratuitement ?) et c’est pas le genre de film dans lequel il faut pointer les incohérences (pour le coup de la bentley rattrapée, rien n’exclue que les punks ai trafiqué leur caisse). Je salue le délire plutôt.
Le mélange des genre se fait très sobrement, et porte du sens selon moi : un monde à plusieurs vitesses.
17 avril 2008 Ã 11:36
Bon j’ai pas lu cet article car j’aime mieux me faire mon propre avis sur les choses.
Mais si je vois le film, je promet de revenir lire votre critique et dire ce que j’en pense. Ca marche?
17 avril 2008 Ã 12:20
Personnellement, je préfère cette version écrite au film.
17 avril 2008 Ã 13:11
A lire l’article ça me fait penser aux films de R. Rodriguez… c’est le cas?
En tout cas ça sort des sentiers battus et c’est déja pas mal! J’irais surement voir ce que ça donne.
17 avril 2008 Ã 15:29
En ce qui concerne the descent, je trouve que seul la première moitiés vaut le coup d’oeil, bien flippante et angoissante à souhait (claustrophobie, peur du noir et tout ça) mais après ça part dans le gore à la va y que je massacre tout le monde au piolet. Dommage d’ailleurs. Mais en ce qui concerne la fin de the descent, la toute fin, je serai curieux de savoir ce que t a compris parce que je trouve que c’était un peu confus.
17 avril 2008 Ã 19:01
The Descent: le film qui m’a définitivement fait renoncer à faire de la spéléologie pour le reste de ma vie.
Pour ceux qui ont vu le film, c’est plus pour les passages que j’appellerai bloquant. Enfin, je me rappelle aussi que le film commence très fort.
17 avril 2008 Ã 19:06
Fabs > Tu viens de remporter le concours du 7000e commentaire ! Bravo, écris moi sur ra7or@ra7or.com avec un brief sur ce que tu voudrais comme banner, tu peux m’envoyer une photo de toi si tu veux…
Xav’ > Pour la fin de the descent, voilà ce que j’ai compris. Il y a deux choix laissés au spectateur. Dans le premier cas : La fille survit mais vit hantée par ses fantômes, Dans le second cas, la fille meurt en paix avec elle-même, auprès de sa fille.
17 avril 2008 Ã 20:24
Me*** j’étais pas loin du 7000ème commentaire. Bien joué Fabs!!
Pour the Descent c’est effectivement ce que j’avais cru comprendre avec la séquence dans laquelle elle souffle enfin les bougies du gâteau d’anniversaire de sa fille. Mais je reste frustré par la fin et déçu de la surrenchère de gore de la 2ème partie du film.. La première est par contre je me repète super et suffit à en faire un trés bon film.
@patapon : alors les images des footbaleuse japonaises tu les avaient trouvées où?
17 avril 2008 Ã 23:56
ah ah xav’, désolé…
Pour tes petites footballeuses adorées je ne dirai rien… désolé… je suis un connard, c’est la vie.
18 avril 2008 Ã 11:16
Et bien, ma semaine avait très mal commencer et j’ai la chance d’avoir poster le 7000ème commentaire.
Est ce que j’ai un petit temps de réflexion pour déterminer ce que j’aimerai avoir comme bannière?
18 avril 2008 Ã 11:36
Bien sur !
18 avril 2008 Ã 15:27
Fabs > c’est toi le client. Tu peux rendre ton brief demain samedi et dire qu’il te faut la créa pour lundi dernier, tu l’auras avec respect de ce timing.
18 avril 2008 Ã 17:56
et sinon, Horton ?
18 avril 2008 Ã 23:06
Shy > attention, c’est un vrai bon film Horton (pas comme Doomsday quoi).