La chasse est ouverte!
Je suis entré dans une agence de voyages, ai dit "andalousie". Je ne veux m'occuper de rien. J'ai tellement peu de temps pour moi que mes jours de vacances doivent compter double, triple. Ils ont reservé une voiture et les hôtels - la plupart choisis dans la brochure des plus prestigieux hôtels du monde, que j'avais attrapée sur un présentoir du Ritz, en sortant de la piscine. J'ai fait des croix sur ceux que je connaissais déjà - et me suis promis d'avoir coché les cent cinquante-huit pages du catalogue avant mes cinquante ans.
Chose rare et donc précieuse en ce début 2008 sur Ra7or, une critique littéraire ! Et ce ne sera ni Playboy, ni Penthouse, encore moins Entrevue…mais « Chasse à courre » !
Je vois déjà vos mines déçues, vous vous attendiez peut être à la critique d’un bouquin hautement tourné vers le sexe faible auquel on porte ici tant d’intérêt, ou encore à la critique d’un quelconque guide lourdingue sur, "les irresistibles techniques de drague", "les gonzesses en 10 leçons" ou pourquoi pas un très philosophique « et pourquoi ne pas maintenant essayer sa mère ? »…
« Chasse à courre », avec les fusils, les chiens, les pantalons de velours côtelé etc etc…Non, quand même, je n’oserais pas aller jusque la !
Sous ce titre qui semble à première vue un peu rétro se cache le récit de la vie d’un homme devenu après de brillantes études, chasseurs (toujours pas de cerf, biche et autre sanglier…ou il n’en garderait que les têtes !).
Le pitch (j’aime bien me prendre de temps pour Ardisson) :
Chasse à courre, écrit par Clémence Boulouque et publié chez Gallimard dans la prestigieuse collection blanche nous raconte l’histoire de Frédéric Marquez, un jeune homme qui, après une brillante école de commerce, une expérience en banque d’affaire, puis un court passage aux Etats-Unis, n’a que l’embarras du choix pour trouver une rémunération à la hauteur de ses ambitions et guérir sa soif de pouvoir. Alors quoi de mieux que de placer les dirigeants des plus grandes sociétés de ce monde sans règle.
Malheureusement, les femmes semblent être des dommages collatéraux dans sa quête, de simples pions nécessaires à son ascension sans borne mais peut être mal contrôlée.
Ce livre, très actuel, m’a, dans son écriture et le ton employé, fait directement pensé à « 99 Francs » de Frédéric Beigbeder. Beaucoup de cynisme, des moments dépourvus de toute moralité, et une relation aux femmes que notre fameux Octave pourrait lui envier !
Un livre court qui mérite donc son meilleur coup de pub…sur Ra7or !





















Dans la série cynique, amorale et un peu misogine, les romans de Ellroy sont excellents.
Rédigé par: wingman aka Ted | le 08 janvier 2008 à 10:26
Tiens, c Mad math qui garde la maison maintenant!! ;) Un peu court comme mise en bouche mais à voir, après tout. Déjà, j'ai 99 francs qui traîne dans ma pile de bouquins à lire...
Rédigé par: Nina | le 08 janvier 2008 à 11:12
Evidemment que je tiens la maison! ;)
Rédigé par: Mad-Math | le 08 janvier 2008 à 19:25
@ Wingman: à propos de James Ellroy, j'ai entendu parler de "Tijuana mon amour", un ensemble d'articles et nouvelles, ça te dit quelque chose?
Rédigé par: Mad-Math | le 08 janvier 2008 à 19:31
Pour votre culture, je vous rappelle que Ellroy est l'auteur de "L.A. Confidential", roman dont fut tiré le film du même nom en 1997 avec 2 oscars à la clefs (dont un pour la jolie Kim!)
Rédigé par: Mad-Math | le 08 janvier 2008 à 19:37
Et même pas tu nous offres le café?? ;)
Rédigé par: Nina | le 09 janvier 2008 à 10:47
;)
Rédigé par: Mad-Math | le 09 janvier 2008 à 11:12