De l’art de négocier le virage – Part 03
Voilà, vos bouches sont en contacts. Comme le dit si bien mon
vénéré Dominique A : « C’est doux, ça ne ressemble à rien, vous ne
comprenez pas tout très bien ». Les minutes qui défilent après ce
premier baiser s’écoulent à une vitesse vertigineuse. L’Homme civilisé
a laissé place à l’entité biologique en mal de reproduction. La Bête.
Après ce long moment de joutes verbales et de frôlements, la
distance qui vous sépare maintenant est réduite à l’épaisseur des
vêtements, cette peau de textile qui ne vous empêche pas de découvrir
le corps de l’autre…
Acte 2/8 – Premiers attouchements
D’un point de vue purement physiologique, voici ce que nous apprend wikipédia
(Pardon pour ceux qui sont en train de petit déjeuner) :
Lors de la phase d'excitation :
Chez la femme :
- Lubrification des parois du vagin
- Augmentation du volume du clitoris.
- Érection des mamelons
- Augmentation du volume de la poitrine
Chez l'homme :
- Érection
Il n’y a pas dire, on est vraiment mal loti… Même pas une micro érection des lobes d’oreilles… Nul.
Celle qui n’attendait que ça
La soirée s’annonce éreintante. Elle vous a déjà broyé la bouche
avec ses baisers d’enclume. Ses mains sont partout. Vous n’avez qu’une
peur, c’est qu’elle vous broie les parties au passage. Elle gémit tout
ce qu’elle sait. Sans même vous en rendre compte, elle vient de défaire
votre ceinture ainsi que les trois premiers boutons de votre pantalon
et vient de glisser sa main – froide – dans votre caleçon à la
recherche d’un objet à saisir. Ce genre d’excitation peut
malheureusement entraîner des gestes un tantinet brusques qui ne sont
pas toujours du meilleur effet (Voir « Maladresse féminine » dans « De
l’art d’avoir la gaule – Part01 »)
Elle a déjà enlevé sa main de votre pantalon et
tente de retirer votre pull d’une manière brutale. En moins de deux,
vous vous retrouvez emprisonné, les bras en l’air, la tête coincée dans
le coton. Elle profite alors de votre inconfortable position pour vous
malaxer le fessier et vous embrasser goulûment les tétons. Les plus
hardies en profite même pour descendre le visage encore plus bas et
prendre de l’avance sur les préliminaires. Une sensation très agréable
naît alors dans votre esprit : « Eh mais, c’est limite si je ne fais
pas violer ! ». « Cool ! ».
Option 1 :
- Une fois votre pull enlevé, elle se lève, vous prend la main est vous entraîne vers la chambre…
Option 2 :
- Elle vous achève directement alors que vous êtes encore en pantalon (Très, très rare)
Option 3 :
- Vous finissez le déshabillage et vous vous achevez mutuellement sur le canapé (Très, très bon J)
Ça ressemble à un scénario de
film, ça a le goût d’un scénario de film, mais ce n’est pas un film.
Vous vous dites juste que vous êtes tombé sur une fille expérimentée et
décomplexée. C’est tellement rare qu’il faut en profiter…
Celle qui se laissait faire
Le maître mot est : all by myself. Il faut tout faire. Tout. Vous
la travaillez au corps, mais forcé de constater que la demoiselle n’a
pas beaucoup de répondant. Alors que vous lui pétrissez les seins
sauvagement, elle pose à peine ses mains sur votre dos. Vous explorez
son corps sous toutes les coutures. Alors que vous glissez une main
entre ses cuisses, elle se fige et retient sa respiration, attendant
que vous la délivriez de ce désir qui ne demande qu’à s’exprimer.
Vous lui ouvrez délicatement le chemisier pour libérer cette
poitrine qui vous narguait toute la soirée. Comme elle ne dit toujours
rien, vous continuez, avec cette invariable frustration que rien ne
vient à votre contact. Comme vous sentez que ce n’est pas une
aventurière, et que le canapé est peut être trop exotique à son goût,
vous finissez par vous lever en lui prenant la main, direction la
chambre…
Inutile de porter des jugements
trop hâtifs. Sous cette apparence de none tétraplégique se cache peut
être une tigresse aux sous vêtements de cuir.
Je ne sais pas pourquoi, mais j’en doute un peu…
Celle qui ne voulait pas
Ce genre de chose se pressent. Déjà le premier baiser n’était pas
très convainquant. Mais voilà, alors que vous devenez un peu trop
entreprenant, elle pose ses deux mains sur vos deux épaules et vous
repousse gentiment en vous assénant le très classique : « Attend… ».
Le combat Mars Vs Vénus commence. Alors que vous êtes déjà passé
en mode animal, Bérénice est encore coincée dans le mode cérébral. Dieu
seul sait toutes les questions qui rebondissent à l’intérieur de sa
boite crânienne, sans jamais en ressortir. Impossible pour vous de
faire le deuil de cette magnifique érection qui vous déforme le
pantalon. Vous tentez de glisser les mains où vous pouvez, mais la
demoiselle semble assez décidée. Sa petite moue vous indique un
agacement qu’il faut tuer dans l’œuf rapidement si vous ne voulez pas
vous retrouver fissa dans le couloir.
La suite de l’histoire dépend essentiellement des raisons pour
lesquelles elle vient de vous émasculer avec juste un mot. Chaque cas a
son excuse.
Option 1 :
- « Tu es un bon ami, je ne voudrais pas tout gâcher… »
Voici le sous titre qui va avec : Je trouvais agréable la façon
dont tu me draguais, ça me donnait l’impression d’être belle, mais sans
plus.
Gna gna gna. Et alors, on s’en fout, on est jeune, on est beau, si on ne profite pas maintenant, on ne profitera jamais.
Ou alors : Mais moi je t’aimeuu (moins crédible).
Option 2 :
- « Pas ce soir… J’en meurs d’envie, mais il vaut mieux qu’on attende… »
Le pire qu’on puisse vous faire.
La demoiselle est clairement en train de challenger votre
motivation. Il va falloir être bon, très bon même, pour arriver à vos
fins.
Putain, quelle s***pe, quand même !
Enfin, il parait qu’on aime ça…
Option 3 :
- « Je ne sais pas… Je ne sais plus… Ce n’était pas prévu… »
Elle a l’air complètement bouleversé. Ce n’était pas prévu…
Typiquement le genre de réplique qui me déroute un peu. Je crois que la
meilleur solution dans ces cas là, c’est la fuite : rien de bon ne se
profile…
Option 4 :
- « Je n’ai jamais trompé mon mec »
Plus embêtant, effectivement. Je n’aimerais tellement pas être le
mec en question que par respect, je serais presque du genre à prendre
la porte.
Ou pas J.
Ne pas perdre la foi. Une rencontre ultérieure peut porter ses
fruits si vous êtes habile. Tout devient une histoire de timing. Etre
au bon moment au bon endroit, être à la bonne soirée où elle a décidé
de s’éclater, la croiser sur MSN un soir où le vide de son appartement
l’oppresse lourdement.
Ainsi débute cette longue et épuisante bataille où la femme sait
qu’un homme est à ses pieds et qu’elle peut en faire ce qu’elle veut.
Même les moins vicieuses profitent de cette situation pour jouer avec
nous, nous draguer puis coucher avec un autre, revenir en larmes,
repartir avec le sourire… **Soupir**
Les femmes…
(N.D.L.A. : J’entend déjà au loin les quolibets des lectrices en
furie, bafouées par la gente masculine et qui n’hésiteront pas, j’en
suis sur, à déverser leur fiel nauséabond sur l’intégrité des hommes.
Qui est tout autant critiquable, je vous rassure.)
Il existe aussi une cinquième option :
Celle qui n’était pas prête
Option 5 :
Ce n’est pas qu’elle n’a pas envie, c’est juste qu’elle est
indisposée. La tuile. Tout y était. Samedi soir sur la terre, de la
bonne musique, du bon vin, deux jeunes gens plein de vie, du désir. Si
on considère que la période d’astreinte dure environ trois jours sur un
mois, cela donne une statistique d’environ une chance sur dix pour se
retrouver dans cette situation frustrante. Vraiment pas de bol.
Ce qui ne vous empêche nullement de vous réchauffer
mutuellement. Mais les chances d’atteindre le point de non retour pour
un homme sont très maigres. En effet, il est une chose qui est gravé
dans la plupart des tablettes de règles de conduite chez une
demoiselle : pas de fellation le premier soir et surtout pas si c’est
une période d’abstinence. Masturbation à la limite, en sachant que ce
n’est pas un exercice qu’elles apprécient énormément, partant du
principe qu’elles ont plus la trouille de mal faire qu’autre chose.
Ce n’est que partie remise.
Mais c’est aussi parfois un instant de révélation. Etre étendu,
là, contre elle, au calme, peau contre peau. Comme disait si bien feu
Maurice Donnay, de l’académie française :
« En amour il n'y a que la conquête et la rupture qui soient intéressantes. Le reste n'est que du remplissage. »
Il s’en passe des choses, à l’académie française…
Prochain épisode : Le transfert vers la chambre
To be continued…





















Tellement vrai... Et l'option 5 m'est déja arrivée, c'est assez frustrant... heureusement elle était assez decomplexée donc je m'en suis sorti à bon compte quand même ;)
Rédigé par: Ousontmespantoufles | le 16 octobre 2007 à 08:52
J'ai beau etre une lectrice, je ne vais pas déversé mon fiel sur toi ni te conspuer!!! Déjà parce que je suis morte de rire, ensuite parce que je ne viendrais pas ici si je ne savais à quoi m'attendre, enfin parce que tu n'as pas forcément tort!!! On a toute été au moins une fois ou presque les différents cas enoncés! Et puis c'est tellement drole de savoir qu'on peut faire ce qu'on veut d'un mec! ;-) (celui qui m'insulte... )
Rédigé par: Shaya | le 16 octobre 2007 à 09:35
Mais c'est énorme de lire ça le matin :D
On se retrouve toujours dans un ou 2 passages, je pense que c'est ça qui fait qu'on a toujours plaisir à vous lire les gars!
Next! (pas l'émission hein!)
Rédigé par: Joss | le 16 octobre 2007 à 09:58
Ton écriture est toujours un régal miss ra7or. Vraiment. Et je me suis bien marrée! Allez zou, tu m'as mise en retard avec des conneries ;)
Rédigé par: *lys* | le 16 octobre 2007 à 10:57
Un excellent article (j'ai envie de dire comme d'hab mais ça serait la fille blasée alors que je ne le suis pas) pour missra7or.
Troublant de vérité, j'adore la description de ce qui se passe dans la tête de chacun moment par moment.
Rien à redire, et aucun fiel à déverser (plutôt des fleurs à envoyer)
LA SUITE ! LA SUITE !
Rédigé par: sofia | le 16 octobre 2007 à 11:22
So true!!!
En inversant la situation, l'option 1 est faisable par un mec...et il faut avouer que c'est marrant! ;-)
Rédigé par: wingman aka Ted | le 16 octobre 2007 à 11:29
Tellement vrai...tellement drôle!
Rédigé par: Cha-malo | le 16 octobre 2007 à 12:23
Toutes les situations son inversables (sauf la 5 s'entend) et je dois avouer que, pour qui ne connait pas de sert affectif, je rejoins Wingman et que ça peut être vraiment drôle.
Pis en plus, il n'y a rien qui surprenne plus de la part d'un mec et ça permet d'illustrer magnifiquement cette phrase de malraux "La connaissance d'un être est un sentiment négatif : le sentiment positif, la réalité, c'est l'angoisse d'être toujours étranger à ce qu'on aime." ;o)
Rédigé par: Silphi | le 16 octobre 2007 à 12:37
heureusement que tout ça c'est du Xième degré hein… ;)
Rédigé par: Charl' | le 16 octobre 2007 à 14:32
Excellent comme d'habitude... !! :-D
Autrement je suis convaincu que c'est mieux de tomber sur "celle qui ne voulais pas" plutot que "celle qui se laisse faire"... au moins dans le second cas y a toujours espoir d'arriver à "Celle qui n’attendait que ça" au second rdv ;-)
Rédigé par: TicTac | le 16 octobre 2007 à 14:51
>heureusement que tout ça c'est du Xième degré hein… ;)
Ou pas...
Rédigé par: MIssRa7or | le 16 octobre 2007 à 15:36
Option 4: j'ai jamais trompé ma copine avant -- et bien 10 min apres, ca les arretait pas lol.... donc pas impossible
Option 2: je suis une pro. Par essence, je couche jamais la première nuit. Ca garde les sens en eveil :)
Rédigé par: KC | le 16 octobre 2007 à 17:07
J'crois que tout m'est déjà arrivé.
Le « Tu es un bon ami, je ne voudrais pas tout gâcher… » une bonne dizaine de fois.
Comment ça j'sais pas m'y prendre.
Quoi qu'il en soit, très bonne manière de décrire les choses, bien légères. ;)
Rédigé par: Shaalth | le 16 octobre 2007 à 19:38
Je suis la spé de l'effeuillage sur canapé. Si j'explore pas le boxer en 2 mn30 (j'ai toujours un peu "peur" de ce moment là : ça tient dans la main? Oups oui et pas qu'un peu ou bordel, il a un vrai tronc dans le pantalon!! Bref, c comme à Noël quand on ouvre un paquet cadeau), j'avoue que j'adore pétrir les fesses!! ;)
Pour l'indisposition, je préfère passer mon tour pour ce soir là parce que qui dit règles dit hormones en folie alors s'arreter à une simple fellation, je vais être très très très frustrée et non, quoi.
Rédigé par: Nina | le 17 octobre 2007 à 00:17
Ok, dans les options, et sérieusement, comment tu dis à un gars "sorry mon coco, tu me plais bien et j'te ferais bien plein de trucs sympas, mais tu pues, ça me coupe, je peux pas"?
Rédigé par: M'dame Jo | le 17 octobre 2007 à 08:16
Traduction :
>"sorry mon coco, tu me plais bien et j'te ferais bien plein de trucs sympas, mais tu pues, ça me coupe, je peux pas"?
ça peut donner :
"J'ai envie de te faire l'amour sous la douche"
Ou alors, tu te lève, tu files sous la douche et tu l'appelle négligeamment pour qu'il vienne te frotter le dos...
Mais bon, d'une manière générale, un mec qui pue, je pense que si j'étais une nana, je lui dirais que c pas possible.
Rédigé par: MissRa7or | le 17 octobre 2007 à 10:29
Ouais, le coup de la douche, classique, mais rapidement lourd. Avec masturbation au savon pour être sûre que c'est propre partout, genre. Dans le genre sous-entendu pas subtil-subtil, c'est encore plus vexant que dire franco, non?
Rédigé par: M'dame Jo | le 17 octobre 2007 à 14:45
>Dans le genre sous-entendu pas subtil-subtil, c'est encore plus vexant que dire franco, non?
Très franchement, le mec est tellement content de se faire tripoter, que le sous entendu "nettoyage" peut passer inaperçu.
Rédigé par: MissRa7or | le 17 octobre 2007 à 15:36