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23 octobre 2007

De l’art de négocier le virage – Part 04

Acte 3/8 – Le transfert

1 Je ne sais pas où vivent les scénaristes de films. Il va falloir qu’on m’explique. Dans la vie des scénaristes de films, quand ils embrassent une fille, c’est toujours dans des conditions de rêve. Il y a la bonne musique, le bon éclairage. Mais surtout, quand ils embrassent une fille, la minute d’après, ils se retrouvent direct au lit (un grand lit avec des draps tout propre, bien sûr), nus, en train de faire l’amour. Et pas n’importe comment en plus : ils font l’amour touuuuuuuut doucement. Bref, dans la majorité des films, il y a une scène de vie qui est – pratiquement – systématiquement tronqué : le transfert.
Ce que j’appelle le transfert, c’est cette petite période entre le moment où l’on sait que l’on va se rapprocher franchement et le moment où l’on commence les préliminaires. Cela peut être très court, surtout si vous enchaînez direct sur le canapé, ou très long, si vous avez embrassé Bérénice dans une soirée chez un pote et que vous avez décidé de passer à l’étape d’après chez elle ou chez vous.
Voici quelques exemples.

Le transfert express

C’est le transfert le plus court qui puisse exister, puisque que vous avez décidé d’un commun accord que le lieu de votre premier baiser serait aussi celui de fornication. Nul besoin de se lever, il suffit juste de s’installer, pousser la table basse avec le pied, faire voler à travers la pièce tout objet inutile et encombrant. Il est alors important d’avoir bien rangé au préalable son appartement, comme nous le fait remarquer cette fameuse marque de meubles.

Il faut cependant noter un point important : La demoiselle est frileuse de nature. Si vous avez opté pour le nu intégral dans le salon, il va falloir maintenir l’excitation à son plus haut niveau si vous ne voulez pas voir votre partie de jambe en l’air s’arrêter net par un radical : « J’ai un peu froid, on va dans la chambre ? ». Ce deuxième transfert peut aussi être radical pour votre Jean René national.

Mais je ne doute pas une seconde : il retrouvera toute sa vigueur une fois sous la couette.Le transfert passionnel

Le transfert passionnel

Un transfert surtout possible dans les grands espaces, comme par exemple une maison, avec salon au rez-de-chaussée et chambre à l’étage. Comme vous êtes un grand gaillard bien bâti, vous la soulevez du canapé, les mains bien sur les fesses, pendant qu’elle vous enserre le bassin avec ses jambes. Alors, messieurs, pour avoir posé la question à beaucoup de filles autour de moi, une chose semble sûre : elles adorent ça. Ce petit côté gorille des montagnes attise encore plus l’excitation. Attention toutefois, ne pas surestimer sa force. Ou sous-estimer le poids de la demoiselle, au choix. Car si elle vous annonce 48 kg toute mouillée (hum), la gravité vous rappelle cruellement qu’elle vous aurait peut être un tantinet menti. Bref, assurez vos arrières, car la chute est vite arrivée. Et la chute n’a rien de très érotique. Sauf si, bien sûr, vous êtes dans un film, et que donc vous tombez mollement sur un énorme coussin moelleux, en éclatant de rire.
Vous la transportez donc en aveugle, l’embrassant goulûment, en faisant des pit stop de temps en temps sur un mur, sur une table, contre une armoire, dans l’escalier. Il se peut qu’un de ces pit stop soit finalement votre point d’arrivée, comme cette magnifique scène d’escalier dans « A history of violence ». Rien de tel que d’inaugurer la table du salon sur laquelle toute la famille mangera son poulet frite le lendemain midi.

Il me semble que beaucoup hésitent à sortir des draps satinés Ikéa pour s’envoyer en l’air, de peur de mal faire, ou de peur de pas tout contrôler, pour se concentrer uniquement sur l’acte en lui-même. Un peu de fun, que diable. Pour ma part, mes meilleurs souvenirs ne se sont jamais passés dans le cadre propret d’une chambre d’appartement…

Le transfert séparé

Vous vous êtes bien échauffé sur ce fameux canapé, quand tout d’un coup, la demoiselle se lève, vous prend par la main, vous entraîne dans la chambre, vous jette sur le lit, vous embrasse tendrement, et s’éclipse dans la salle de bain. Comme ça. Sans prévenir.
Vous vous retrouvez comme un con, sur le lit, à moitié débraillé, le slip trempé, avec un peu de son odeur sur votre visage, et surtout, avec un sourire béa.
Bon, un peu d’organisation. Vérification du matériel, remise en position de l’engin (qui était resté coincé sur la gauche), vérification de l’haleine, des aisselles. Petit check devant le miroir. Tout semble ok. Arrangement vestimentaire pour paraître défroqué, mais pas trop. Se mettre nu à ce moment enlèverait toute la magie des instants qui vont suivre. Ensuite, préparer le tour de magie pour le rond de caoutchouc. Pour cela, se référer à cet article.

Mise en place de l’ambiance, choix des lumières, choix de la musique. Tout ça manque de spontanéité, mais bon, Bérénice semble définitivement coincée dans la salle de bain.
Et là, vous donneriez cher, très cher, pour savoir ce qui se passe dans cette salle de bain. J’ai donc mené mon enquête.
Premier constat : Si la demoiselle traîne trop longtemps, c’est qu’il y a un problème. Vous pouvez être sur qu’elle est devant son miroir, les mains sur le bord du lavabo, en se regardant dans le blanc des yeux, et surtout en se posant des milliers de questions.

« Bon, qu’est ce que je fais maintenant ? J’y vais ou j’y vais pas ? Il est mignon, mais… J’en ai marre de passer pour une fille facile… Mais en même temps, c’est tellement bon… Non, si ça se trouve c’est un super mauvais coup. Bon, aller, je rentre dans la chambre, je lui fais deux trois bisous et je lui explique que ce soir ce n’est pas possible, parce que pas le premier soir, tout ça… Oh putain, mais c’est trop bidon comme excuse… Je vais passer pour une bonne sœur… En plus, s’il me regarde avec ses beaux yeux noirs, je ne vais pas pouvoir dire non. Et puis, mes copines vont encore se foutre de ma gueule parce que je ne suis pas capable de garder un mec. Non mais celui là, pas possible, il se ronge les ongles, je ne supporte pas ça. Enfin, il a quand même un super petit cul. Ah putain, c’est trop dur d’être une fille.»

Pendant ce temps là, dans le cerveau de l’homme : « Putain, qu’est ce qu’elle branle ? »

N.D.L.A. : Vous remarquerez au passage le pragmatisme évident du mâle. Et qui, du coup, ne se torture pas inutilement pour savoir s’il peut ou pas passer du bon temps. Ce qui résume finalement assez bien une partie de l’éternelle incompréhension entre les deux sexes.

Sinon, hormis toutes ces considérations de pure masturbation intellectuelle, la demoiselle effectue dans la salle de bain du ravalement de dernière minute. Epilation partielle à la pince à épiler de certaines zones, gommage de quelques imperfections cutanées, démaquillage si elle est un peu maniaque, un peu de parfum, rectification rapide de la coiffure. C’est super gentil les filles de prendre soin de vous au dernier moment. Mais pour être très franc, à ce stade de la compétition, l’homme s’en fout un peu de tout ça. Il n’a qu’une idée en tête, et ce n’est pas un poil ou un bouton qui va l’arrêter, surtout dans une ambiance tamisé.

Finalement, Bérénice sort de son antre, revigorée, prête à vous bouffer tout cru. Ça tombe bien, vous n’attendiez que ça depuis vingt minutes.

Le transfert interminable

La suite demain ... :p

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Voici les sites qui parlent de De l’art de négocier le virage – Part 04:

Commentaires

Rha ce teasing est insuportable ! Pourquoi tant de haine ?

Sinon, pour le passage sdb des jeunes filles, mon enquête perso est beaucoup moins nuancée. Toutes les filles à qui j'ai demandé m'ont dit que c'était pour se donner une contenance pour se poser les eternelles questions.

Va falloir que je revérifie mon panel du coup ^^

Enorme! Tu me fais trop rire Miss Ra7or mais une fille qui passe dans la salle de bain c'est vraiment mauvais signe! Parce qu'une fille qui en veut, ne pensera pas à son bouton ou à son poil, donc pas de passage par la salle de bain! Aussi les mecs, à vous d'empecher ce passage en vous y prenant bien avant! Surtout que si c'est elle qui vous emmene dans la chambre... c'est un signe quand même! non?

J'adore la comparaison des 2 cerveaux dans le transfert séparé. Comment une fille peut se remplir le cerveau de question dans des moments pareils ! (à notre grand malheur de mec)

Pas de pause sdb systématique pour moi ! Pourquoi compliquer qqch de :
- si simple (oui normalement ça doit l'être sinon la 1ère nuit se transforme rapidos en seule & unique nuit !)
- si bon (idem !)
- si beau (euh je m'emballe là nan ?)
- si pur (oui je confirme je m'emballe !)
- si animal (ah on en revient à l'essentiel !)
- ...

Voilà c'est malin maintenant je suis en train de me demander comment me remettre au boulot ! :D

moi j'ai toujours été plus naif en pensant que la demoisselle souhaitait se soulager la vessie afin d'être plus à l'aise pour la suite ^^

Rha mais moi je suis contre le transfert séparé. Ca casse tout, après c'est limite tu reprends de zéro.

Quelle chieuse cette Bérénice.

Bérénice, tu l'as choppé où se prénom. Moi j'aurais choisit Gertrude, c'est plus ... comment dire ...

Les scéanaristes sont des frustrés.Voilà tout.

Encore un très bon article!

@Nina>Quelle chieuse cette Bérénice.
Quelle fille ! :-)

@VeryLicious>Voilà c'est malin maintenant je suis en train de me demander comment me remettre au boulot ! :D
Tu as trouvé ? :-)

Tu en doutais??? ;) Non mais y a des moments où j'oublie de me poser des questions parce que bordel, c'est pas pendant les préliminaires qu'on se demande si c pour la vie ou pas!! ;)

tres complet ce post!!! oui je confirme etre portée par notre jule , c'est carrement erotique, ça marche!!!

Vivement la suite ! :)

J'A-DO-RE
J'ai hâte d'avoir la suite

"Sauf si, bien sûr, vous êtes dans un film, et que donc vous tombez mollement sur un énorme coussin moelleux, en éclatant de rire."
Cette phrase me fait mourir de rire ^^
Rien qu'à imaginer les 2 tombant au ralenti sur leur coussin, en s'esclaffant (au ralenti aussi) hihihi...

ahahahah, ENORME, je me bidonne ... le coup de la salle de bain ... tellement vrai ... parfois, tu en arrives même à te dire "si ça continue j'vais bien finir par m'endormir moi ..."

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